L’architecture civile

L’architecture civile du territoire

Le moulin à vent du Cotentin

Moulin à vent

© Moulin à vent du Cotentin

Moulin à vent du Cotentin

© Moulin à vent du Cotentin

Datant de 1744, il a été rénové en 1997. Il est un des rares moulins de Normandie à perpétuer les gestes ancestraux de la meunerie. Grâce à la force du vent, les ailes engendrent tout un mécanisme qui amènent les meules en pierre à écraser et moudre du blé et autres céréales pour en faire de savoureuses farines, propices aux plus succulents mets (crêpes, galettes, bouillies…). Le site est ouvert des vacances de février aux vacances de la Toussaint (début novembre). Les meuniers proposent aux visiteurs de découvrir le fonctionnement d’un moulin à vent, la transformation du blé en farine, les diverses utilisations des farines, leurs vertus, etc. Un film, un espace musée et une boutique de produits du terroir viennent compléter la visite. Des ateliers pédagogiques sont proposés tout au long de l’année aux écoles et centres de loisirs.


Les corps de fermes et manoirs

Le promeneur sera sans doute étonné de découvrir, au travers d’une balade dans le bocage de la Côte des Isles, des corps de fermes et autres manoirs cachés. Ces manoirs, généralement entourés de terres exploitées et de bois, étaient les chefs-lieux de seigneuries territoriales se plaçant dans la hiérarchie féodale, entre le château et la maison rurale. Jusqu’à la Révolution française, les manoirs étaient les centres décisionnels de la petite noblesse qui faisaient exploiter les terres de leur domaine par « leurs » paysans.

Tous les manoirs et toutes les maisons rurales sont des propriétés privées qui ne sont pas systématiquement ouvertes à la visite. Il convient de respecter la tranquillité des propriétaires et locataires. La plupart de ces monuments sont visibles de la route.


Les maisons de Capitaines au long-cours

La navigation a connu avec les temps, ici en Côte des Isles comme ailleurs, un développement sans pareil mesure. Du simple cabotage sur de petits bateaux, les hommes ont construit des embarcations de plus grandes dimensions pour pouvoir s’aventurer davantage en mer et traverser les océans. Dans le quartier des Ormes à Barneville-Carteret, au dessus de la porte d’entrée de certaines maison, une plaque indique le nom du premier capitaine propriétaire et l’année de construction de la maison. Ce sont pour la plupart des maisons de capitaines au long-cours. Elles constituent un témoignage de l’importance passée de Carteret dans le domaine de la navigation voire de la guerre de course.


Le patrimoine vernaculaire (ou petit patrimoine)

Puits à Canville-la-RocqueLa Côte des Isles compte également la présence de nombreux éléments du petit patrimoine. En effet, nombreux sont les lavoirs dans les hameaux ou petits villages de la Côte des Isles. Avant l’arrivée de l’adduction d’eau potable, ces retenues d’eau en bord de rivière, permettaient, contrairement à une idée reçue, de rincer le linge et non de le laver. Pour rendre le travail plus facile, le rinçage se faisait en groupe et on en profitait pour bavarder, plaisanter, chanter… Avant que les habitants ne puissent bénéficier de l’eau courante dans les habitations, il était nécessaire d’aller chercher de l’eau à la fontaine ou au puits. Ces éléments du patrimoine rural, autrefois essentiels à la vie de tous les jours, sont encore bien présents sur le territoire. La plupart des fontaines se distinguent par leur saint guérisseur dont leur culte est encore très actif en Normandie. Les puits couverts peuvent se présenter sous de multiples formes : encastrés dans un mur au milieu d’une cour ou au bord d’une route ou bien de forme ronde et maçonné en pierre, fermés par une porte ou une grille.

Le lavoir du village du Tôt à Barneville-Carteret a servi de cadre à des spots publicitaires des années 80 pour une marque de machines à laver qui a rendu célèbre Mme Jeanne Denis, de son nom de star la « Mère Denis ».

Avant que chaque logement normand jouisse de l’électricité et des moyens modernes de cuisson, les repas quotidiens se préparaient au feu de bois. Pour cuire le pain, la teurgoule, ou cuisiner le cochon, il n’était pas rare que les habitants d’un même hameau utilisent la « boulangerie » ou four à pain, sorte de petits bâtiments annexés généralement à une grange ou à une ferme.