Les havres

Les Havres de la Côte des Isles

Les havres

© OTCDI

Les havres

© Marc LEROUGE – PAT du Cotentin

Les havres sont de véritables petits estuaires où se mêlent eau douce et eau salée et où l’observation du phénomène des marées est saisissante. Ils permettent le développement d’une faune et d’une flore exceptionnelles et offrent un spectacle enchanteur à chaque marée et selon la saison. Vastes territoires naturels, ils ont été de tout temps utilisés par l’homme : ramassage de la « glinette » (l’obione : plante mauve typique des prés-salés), pâturage des fameux moutons de pré-salé, extraction de tangue pour amender les terrains sablonneux peu fertiles et salins. La salicorne aussi appelée cornichon de mer s’y développe en abondance.

De Barneville-Carteret jusqu’à la baie du Mont St Michel, le département de la Manche comptabilise 8 havres d’une beauté et d’une richesse environnementale sans pareil.

Des sorties nature « traversées des havres » diurnes et nocturnes sont organisées pendant l’été pour découvrir la faune et la flore, qui y prolifèrent. Retrouvez la programmation sur notre Agenda ! Pour tous renseignements, contactez l’Office de Tourisme.


Le havre de Barneville

Le havre de Barneville est un port naturel bien abrité par le Cap de Carteret. Au XVIIIème siècle, les goélettes venaient s’échouer dans l’estuaire de la Gerfleur. Le commerce maritime y était, à cette époque, très actif, ainsi que la construction navale. De 1710 à 1788, 71 navires de commerce et de pêche y furent mis l’eau. Le déplacement du chenal et son ensablement ont entraîné des aménagements pour y remédier dès 1731. La jetée nord, insubmersible, fut réalisée en 188 ainsi que la digue sud. Le « petit port », servant d’abri aux pêcheurs par grande marée, a été agrandi en 1945 avec l’aide des engins et des hommes du 280ème bataillon de combat du génie US, alors stationné à Carteret. Plus tard, une zone d’échouage pour la plaisance a été creusée au nord du petit port.


Le havre de Port-Bail

D’une surface avoisinant les 300 hectares, il classé zone Natura 2000, se remplit et se vide au rythme des marées. La mer qui y pénètre deux fois par jour et la rivière qui s’y jette, l’Olonde, entretiennent son embouchure entre ses deux flèches sableuses. Le havre est bordé au sud par les dunes de Lindbergh et forme avec ce massif dunaire un vaste éco-complexe. La volonté des habitants est de sauver le havre qui pourrait s’ensabler dans les 50 ans qui viennent, en favorisant l’évacuation des sédiments grâce au projet de déplacement de la zone portuaire.