Le Cap de Carteret

Le cap de Carteret, spectaculaire…

Cap de Carteret

© Marc Lerouge – PAT du Cotentin

Cap de Carteret

© Marc Lerouge – PAT du Cotentin

Promontoire rocheux classé Espace Naturel Sensible de la Manche, le Cap de Carteret est un site remarquable fréquenté par plus de 100 000 personnes chaque année. Situé face aux îles anglo-normandes, il est réputé pour être le terrain de jeu des amateurs de randonnées (GR 223) mais également le lieu de résidence de drôles de « propriétaires » : des chèvres de la Hague, qui ont été réintroduites par le SyMEL (Syndicat Mixte des Espaces Littoraux), le gestionnaire du site, pour permettre l’entretien courant de la lande et des bruyères.

C’est aussi le lieu de reproduction du grand corbeau de Normandie avec des parades nuptiales spectaculaires au dessus du cap durant les mois de février et mars. La flore est essentiellement une flore océanique avec une dominance d’ajonc et plusieurs espèces florales très rares en Normandie comme le trèfle de Boccone ou la Romulée à petite fleur.

Depuis les hauteurs de Carteret, une vue exceptionnelle sur les îles de Sercq, Jersey et jusqu’à Granville sur la côte sud s’offre aux visiteurs…

Pour découvrir le Cap de Carteret tout en suivant un sentier balisé, procurez-vous la fiche « Circuit du Cap de Carteret » (n°1) auprès de nos services ! Il s’agit d’un parcours de 9,5 kilomètres environ, d’une durée de 2h30.

Témoignage de Yann Mouchel, Garde du littoral du Syndicat Mixte des Espaces Littoraux de la Manche.

« C’est en 2001, à l’occasion d’un stage, que j’ai vraiment découvert la Côte des Isles. Alors que je connaissais essentiellement le nord-Cotentin, d’où je suis originaire, j’ai été frappé par la beauté, la diversité et la préservation de ce territoire grâce à l’action du Conservatoire du Littoral ou du département de la Manche. J’ai d’ailleurs pu constater l’existence des dunes d’Hatainville, pensant jusqu’alors que le seul massif de dunes perchées du Cotentin était celui de Biville, dans la Hague. L’année suivante, renouvelant mon envie de travailler sur ce territoire, je suis devenu le Garde du Littoral de la Côte des Isles suite au départ de mon maître de stage. Mon travail s’inscrit dans la durée, par des actions de protection à long terme, mais également de valorisation de ces sites, dont le caractère unique n’a pas toujours été reconnu. Le Cotentin est l’un des derniers endroits offrant un littoral aussi préservé, parfois vierge de toute urbanisation. Il est plaisant de constater qu’une prise de conscience est peu à peu en train de s’opérer et que la notion de patrimoine naturel est en passe d’être reconnue au même titre que le patrimoine culturel ou historique. »